
90. Hainaut Roger (avenue). +/- 100m.
En 1910, Charles Waucquez bâtit son château (présentement
nommé château Sainte-Anne), dans l'actuelle rue du Vieux
Moulin. Entouré d'un grand parc, son domaine s'étendait
entre la rue du Villageois, l'avenue de Valduchesse, l'avenue des Deux-Moutiers
et la chaussée de Tervueren.
A la mort du dernier habitant et propriétaire de cette résidence,
il fallut en lotir une grande partie le long de l'avenue de Tervueren
afin de pouvoir régler les importants droits de succession. Ainsi
naquit l'avenue Hainaut, en octobre 1959. Quelques mois plus tard, le
13.4.1960, fut délivré le premier permis de bâtir
pour l'immeuble n° 2.
Roger Hainaut était né le 19 août 1918 à
Normanby Parc (Royaume-Uni), de parents belges. La famille revint en Belgique
et Roger devint militaire de carrière. Il habitait chaussée
de Wavre, au n° 1913, lorsque éclata la Seconde Guerre mondiale.
Il fut fait prisonnier mais libéré. Quelques mois plus tard,
en 1941, il rejoignit la résistance.
Il devint membre de la rédaction de la feuille clandestine Volontaire
de Carrière dont il allait également assurer la diffusion
jusqu'en avril 1942. A partir de ce moment, il commença à
rassembler des renseignements d'ordre militaire et politique sur l'occupant
et les transmit au réseau Zéro. En outre, il se chargea
de la diffusion de journaux interdits tels que Front, La Libre Belgique,
Peter Pan etc.
Roger Hainaut fut à nouveau arrêté en avril 1944
et mourut en captivité en août 1944. Le mois suivant, Auderghem
était libérée.
91. Hankar Robert (square Baron).
Au début des années 50, EGIMO (Soc. d'Entreprise et de
Gestion Immobilières) commença à construire un nouveau
quartier entre la ligne de chemin de fer Halle-Vilvoorde, Woluwe-Saint-Pierre,
le Chant d'Oiseau et la chaussée de Wavre. L'épine dorsale
du quartier serait formée par l'avenue Lebon. (voir
rubrique Lebon).
Les travaux allèrent bon train et le quartier vit s'élever
des bâtiments de telle sorte que, le 17 mars 1959, fut délivré
un premier permis de bâtir pour l'immeuble n° 4 à la
place du square. Il était temps de trouver des noms pour ces voies
publiques.
Le 6 avril 1959, le square fut baptisé par le conseil communal
(ordre du jour n° 3) mais, contrairement à l'usage, le choix
du nom s'arrêta, non point sur celui d'une victime de la guerre,
mais bien sur celui d'une personne qui, par-dessus le marché, n'avait
jamais habité la commune !
Robert Hankar était simplement le président du conseil
d'administration de la firme EGIMO qui, grâce à la commune,
avait reçu ici une mission importante à remplir par sa société.
Mais monsieur Hankar allait encore bénéficier d'une autre
marque de bienveillance dont d'autres aristocrates tels de Waha ou de
Beaulieu - qui furent, en outre, davantage impliqués dans la vie
communale - n'avaient jamais été honorés : on ajouta
son titre de noblesse sur les plaques émaillées portant
son nom. Etait-ce justifié ? Voit-on les mots " victime de
la guerre " sous les noms des jeunes gens de la commune, morts pour
la patrie?
Robert Hankar était né à Ensival (province de Liège)
le 15 février 1892. Il est décédé à
La Hulpe, le 3 janvier 1963.
92. Henrard Edouard (rue). +/- 150 m.
Le 6 décembre 1957, le conseil communal adopta la proposition
du collège échevinal (ordre du jour n°10a) de donner
des noms à cinq nouvelles voies du quartier de l'avenue Lebon,
parmi lesquelles la rue Henrard. Dans le voisinage, la construction urbaine
avait revêtu un nouveau visage vu que les immeubles à appartements,
les uns plus hauts que les autres, y avaient la préférence
par rapport aux maisons traditionnelles.
A cette époque, il n'existait pratiquement pas encore d'hyper-
ou de supermarchés et il n'était pas encore question de
self-services ou de brico-shops. Pour rencontrer les besoins des nouveaux
habitants, on décida, en octobre 1959, de créer un petit
centre commercial à la rue Henrard. Le premier permis de bâtir
fut délivré le 5.5.1960 pour le bâtiment portant les
numéros 5, 7 et 9.
Edouard-Charles-Louis Henrard naquit à Langemark (FL. Occ.),
le 5 avril 1893. Il vint habiter avec ses parents à Auderghem où
le ménage s'installa chaussée de Wavre, au n° 1687.
Edouard Henrard était encore célibataire lorsque l'Allemagne
déclara la guerre à la Belgique. Il fut incorporé
en qualité de soldat au 1er régiment de Grenadiers. Pas
même trois mois plus tard, il fut tué à l'ennemi,
à Pervijze (Fl. Occ.), le 29 octobre 1914.
93. Héronnière (avenue de la).
Reigersboslaan. +/-50 m sur Auderghem.
C'est la commune de Watermael-Boitsfort qui donna son nom à cette
avenue, en 1962.
Certains affirment qu'il avait été inspiré par
une auberge homonyme ayant existé jadis aux alentours. Des hérons
auraient niché dans les environs.
Toutefois, ce nom pourrait aussi avoir été inspiré
par une partie de la forêt de Soignes qui fut aménagée
en héronnière par l'archiduc Léopold, en 1648. Ce
lieu se trouve dans la forêt de Soignes, à moins de deux
km de l'avenue, là où commence l'avenue Leemans.
Il n'y a que 50 m de l'avenue de la Héronnière qui soient
sur le territoire d'Auderghem. Le même nom a donc été
adopté par la commune et confirmé le 11.3.1963 (lettre VEV63
du service des Voiries). On peut pourtant distinguer une petite différence
entre les plaques émaillées : à Auderghem, l'appellation
néerlandaise (Reigersbos) diffère avec celle en usage à
Watermael-Boitsfort (Reigerbos).
En cet endroit gazouillait en plein air la Watermaalbeek nommée
Veeweydebeek dans l'Atlas des Communications Vicinales (1843). Le sentier
n°50 appelé Lammerendriesweg épousait ses méandres
et le début de l'actuelle avenue de la Héronnière
correspond à une partie de ce petit sentier. On peut encore voir,
en remontant vers Watermael, une petite partie de cette Watermaalbeek.
Durant la Seconde Guerre mondiale, les jachères situées
entre la rue des Pêcheries et le ruisseau furent mises à
la disposition de la population afin qu'elle y aménage des potagers.
Bien des pères de famille ont, avec reconnaissance, fait usage
de cette faculté pour y cultiver leurs indispensables pommes de
terre et légumes.
Au milieu des années 60, la firme ETRIMO y planta les premiers
immeubles à appartements.
94. Héros (avenue des). Heldenlaan. +/- 400
m.
Le nom original donné à cette avenue par le conseil communal,
le 3.6.1955, était Nouvelle avenue du Blankedelle. Elle était
d'environ 40 m plus longue qu'aujourd'hui et son point de départ
se situait à l'avenue Van Horenbeeck.
Le même conseil communal revint sur sa décision le 14 septembre
(ordre du jour n° 5), les habitants de l'avenue Schaller (ancienne
avenue du Blankedelle) ayant introduit une pétition où ils
demandaient de rendre son ancien nom à leur avenue. On vota à
l'unanimité pour ce qui suit : " la Nouvelle avenue du Blankedelle
s'appellera désormais avenue des Héros, en mémoire
de toutes les victimes auderghemoises des deux guerres et au bas de la
plaque de l'avenue Schaller, sera apportée la mention " Vers
le Site du Blankedelle ". "
Sept ans plus tard, le 2 juin 1962, les " Héros " furent
décapités. C'est alors que le conseil communal, réuni
d'urgence, décida de donner le nom du douzième bourgmestre
à une voie publique (voir
rubrique Duchêne). On enleva environ 40 m à l'avenue
des Héros et on y mit la place Duchêne, ce qui explique aussi
pourquoi l'avenue commence avec les numéros 7 et 8.

La troisième église paroissiale d'Auderghem a été
construite avenue des Héros. Des plans avaient déjà
été conçus en 1958 dans le but de nantir la nouvelle
paroisse, Notre Dame du Blankedelle, d'un lieu de culte. Un architecte
renommé de la paroisse, Henri Lacoste (voir
rubrique Van Horenbeeck), bien connu pour diverses réalisations
dans le pays, présenta son projet en octobre 1961. A son regret,
et aussi à celui de nombreux paroissiens, le projet ne fut pas
retenu. Une autre proposition émanant des architectes Albert Debaecke
et Pierre Pinsard reçut l'appui des instances ecclésiastiques
de sorte que la construction put commencer à partir du 1.12.1968.
L'église fut consacrée le 23.12.1970 par le cardinal Suenens.
Et pourtant, elle ne fut pas la première à recevoir un
permis de bâtir. Cet acte héroïque a été
réalisé pour la maison portant le n° 28, dès
le 18.7.1956.
95. Herrmann-Debroux (avenue). +/- 500
m.

Le 20 juin 1925, apparut un nouveau chemin portant le nom de l'ancien
bourgmestre Carl Herrmann- Debroux. L'homme vivait encore mais, puisque
le bourgmestre Gustave Demey voulait donner son propre nom à une
autre rue, il lui aurait été difficile d'oublier son rival
politique par la même occasion. C'est ainsi que, le même jour,
quatre anciens bourgmestres et lui-même furent commémorés
pour la postérité : général Merjay, Jean Vanhaelen,
Joseph Chaudron, Carl Herrmann et, aussi donc, Gustave Demey.
La " Herrmann-Debroux " fut tracée à travers
un terrain assez marécageux, appelé autrefois le Dieperick.
L'avenue relie le boulevard du Souverain à la chaussée de
Wavre, au lieu-dit Ten Bruxken. Quelques maisons apparurent rapidement
aux endroits où la construction du boulevard du Souverain avait
rehaussé les terrains entre celui-ci et la rue Bassem. Ces habitations
disparurent dans le courant des années 70 pour faire place à
un viaduc (voir
rubrique E411). A présent, l'avenue est entièrement
bâtie et l'on n'y trouve qu'ambassades, bureaux, surfaces commerciales
ainsi que l'entrée et la sortie d'une station de métro.
C'est la seule voie publique de la commune présentant une "
impériale " : c'est grâce à ces deux niveaux
que des milliers de véhicules assurent leurs déplacements
journaliers. Une fois par mois, l' " impériale " met
à l'abri une brocante connue de tous. Les vendeurs et leurs marchandises
y sont protégés contre les pires intempéries.
Bien que l'avenue porte le nom Herrmann-Debroux, l'ouvrage en béton
qui s'y superpose est souvent appelé " viaduc Debroux ".
Pourquoi ? La plupart des gens pensent que Herrmann était le prénom
de Debroux. Mais Herrmann s'écrit clairement avec deux " r
" et deux " n " et il est le patronyme du neuvième
bourgmestre d'Auderghem.

Carl Henry Herrmann était né à Saint-Josse-ten-Noode,
le 5 décembre 1877. Il était le fils de Frédéric
Herrmann, un importateur d'origine allemande, et de Louise Michaux, dont
le père était un agent de change d'envergure de la place
de Bruxelles. Cet Emile Michaux - donc grand-père maternel de Carl
- avait une résidence à Auderghem. Il y possédait
quelques bâtiments ayant encore appartenu au prieuré de Valduchesse,
e.a., le noviciat (datant de 1747) et quelques annexes telles que la ferme
et les ateliers qui s'élevaient le long du mur d'enceinte.
Carl y passa les plus belles années de sa jeunesse. Il y séjourna
également lorsque ses parents eurent hérité de la
propriété. A la mort du père de Carl, les biens furent
vendus à Charles Dietrich, en 1913. On voit que, dès sa
prime jeunesse, Carl Herrmann eut partie liée avec la commune.
Il épousa Jeanne Debroux en 1902, devint un brillant avocat et
se présenta une première fois en qualité de candidat
libéral aux élections communales de 1907. Il fut élu
et devint même échevin en 1912. La mort de Félix Govaert,
bourgmestre en place, lui permit de revêtir lui-même l'écharpe
maïorale, le 18 mai 1912.
Animateur de l'aide aux personnes en détresse et du réapprovisionnement
de la population, pendant la Première Guerre mondiale, il consacra
toute son énergie à défendre de façon exemplaire
les intérêts de ses concitoyens. Cependant, il dut bien se
rendre à l'évidence : à lui seul, il ne pouvait résoudre
les grands problèmes auxquels la commune était confrontée.
Il fit donc appel à son ami Adolphe Max, bourgmestre de Bruxelles,
afin d'inclure Auderghem dans l'agglomération bruxelloise, tout
comme l'était déjà Watermael-Boitsfort. Ainsi fut
rendu plus aisé l'acheminement des secours indispensables. Depuis
lors, Auderghem fait partie de ce que l'on nommait alors le " Grand
Bruxelles " qui deviendra plus tard la Région de Bruxelles-Capitale.

Son changement de nom est né durant ces années de guerre.
Pour donner une touche patriotique à son patronyme, Carl Herrmann
décida de lui adjoindre celui de son épouse. On peut le
constater sur les rapports du collège échevinal : en 1915,
sa signature changea subitement en Herrmann-Debroux. Donc, Carl Herrmann
porte lui-même une petite part de responsabilité dans la
confusion des différentes mentions " H. Debroux " dans
les bus et métros d'aujourd'hui ainsi que sur les cartes ou dans
le nom du viaduc. Ce qui n'enlève rien au fait que, au travers
de toutes ces appellations, il ne faut voir que la seule personne de Carl
Herrmann.
Son parti allait perdre la majorité après la guerre, en
1921. Catholiques et libéraux se retrouvèrent botte à
botte au poteau avec 5 sièges chacun. Le parti des Anciens Combattants
en avait remporté un et s'allia aux catholiques. C'est ainsi que
Carl Herrmann perdit sa belle écharpe maïorale. Après
la vente de leur domaine de Valduchesse à Charles Dietrich, le
ménage Herrmann-Debroux s'installa en 1913 à la villa Schoutenhof,
drève du Prieuré (voir
rubrique Prieuré). Il quitta définitivement la
commune en 1936 pour s'installer à Woluwe-Saint-Lambert où
Carl Herrmann décéda, le 27 février 1965.
96. Houlette (avenue de la). Herdersstaflaan.
+/-350 m.
Le chemin apparaît déjà sur la carte de Van Werden
(1659). Il commençait à Hof te Schoonenberch, soit à
la fin de l'actuelle chaussée de Watermael, et menait les fermiers
au Neermeulen appelé à devenir plus tard le moulin à
Papier (voir
rubrique Lemaire).
L'Atlas des Communications Vicinales (1843) mentionne ce chemin sous
le n° 24 et le nomme Papiermolenstraet - rue du Moulin à Papier.
Il était long de 1.805 m et comprenait alors la rue de la Houlette,
le Pré des Agneaux, la place Pinoy, l'avenue Vanpé et, passant
par-dessus la Woluwe, il terminait sa course à l'actuelle avenue
des Frères Goemaere. Il fut interrompu une première fois
lors de la construction du boulevard du Souverain. C'est pourquoi, le
collège échevinal décida le 7.1.1911 de donner à
cette partie du chemin le nom de rue de la Brebis. Cette appellation sera
changée le 1.1.1917, eu égard à la décision
de supprimer les doubles dénominations de noms de rue dans l'agglomération
bruxelloise. Elle devint la rue de la Houlette. Mais, bâton du berger
n'avait pas encore calmé le troupeau.
En aménageant la place Pinoy, la rue fut encore une fois coupée
en deux, le 20 juin 1925. C'est ainsi qu'est née l'avenue Vanpé
et, par la même occasion, on faisait savoir que la section subsistante
de la rue de la Houlette était changée en avenue. Finalement,
la " Houlette " fut encore réduite de moitié suite
à la décision prise le 7.3.1927 de nommer la section située
entre la place Pinoy et la rue des Scabieuses (Watermael-Boitsfort) d'après
l'appellation immémoriale donnée aux terres en cet endroit
: le Pré des Agneaux.
Depuis lors, l'avenue de la Houlette forme la limite avec Watermael-Boitsfort,
entre le Pré des Agneaux et l'avenue de la Héronnière.
L'Hof te Schoonenberch, dont question ci-dessus, se trouvait à
hauteur de la plaine de jeu aménagée au-dessus du bassin
d'orage de la Watermaelbeek. On dit que, au début du XVIIIème
siècle, on pouvait encore y voir un ensemble de constructions basses,
les unes en pierres, les autres en torchis renforcé de colombages,
tels qu'on en voit sur des peintures anciennes. Non loin de là
se trouvait un étang qui fut asséché et où
la firme ETRIMO éleva, vers 1960, des immeubles à appartements
(voir rubrique
Héronnière).
97. Houyoux Léon (avenue). +/- 150
m.
Depuis le 19.6.1942, en pleine guerre, on ouvrit trois nouvelles voies
publiques sur le Roodenbergveld. Toutes trois portent des noms d'artistes
peintres (Clesse, Colin et Houyoux). Pour des raisons qui n'échapperont
à personne, il était impossible de nommer ces rues en commémorant
des héros de la guerre précédente. On comprend aussi
que le premier permis de bâtir n'y fut accordé que le 7.11.1956
(pour la maison n° 3).
Parmi les trois artistes, Léon Houyoux en est, sans conteste,
le plus connu. C'est aussi le seul ayant habité Auderghem.
 
Né à Bruxelles, le 24 novembre 1856, il s'était
établi depuis 1908 au Rouge-Cloître, dans la conciergerie.
C'est d'ailleurs là qu'il mourut, le 10 octobre 1940. A l'âge
de 19 ans, Houyoux suivit les cours de l'Académie des Beaux-Arts
de Bruxelles puis voyagea régulièrement à l'étranger
où il observa les différents courants de l'art de peindre.
Cependant, à l'intégration au sein de l'un ou l'autre groupe,
il préféra apporter tous ses soins au développement
de son propre style.
Quel Auderghemois ne se souvient-il pas avoir vu son tableau "
La distribution de la soupe " dans l'une ou l'autre salle de la maison
communale. Il a été peint en 1915, pendant la Grande Guerre
; on y voit les habitants de la commune prendre leur tour d'attente pour
être approvisionnés. Houyoux peignit aussi beaucoup en pleine
nature et est également réputé pour ses portraits
et ses nus académiques. Les musées de Bruxelles, d'Ixelles,
de Buenos Aires ainsi que d'innombrables collectionneurs privés
possèdent des oeuvres de cet artiste.
98. Houyoux (rue du). +/- 100 m.
Au début du XXème siècle, pas moins de sept voies
publiques furent aménagées aux alentours de la brasserie
de la Chasse Royale (voir
rubrique Chasse Royale). Quatre d'entre elles reçurent
le nom de rivières peu connues (collège échevinal
du 9.5.1913, ordre du jour n° 778) : l'Amblève, le Bocq, la
Molignée et le Houyoux. (Hoyoux selon Louis Schreyers - Ce dernier
se jette dans la Meuse, dans le Condroz, à hauteur de Huy.)
Jusqu'au début de XXème siècle, les Auderghemois
devaient puiser l'eau à la pompe publique. Les choses changèrent
lorsque l'on put la prélever dans les couches calcaires riches
en eau de Wallonie et amener celle-ci, par aqueduc, à Bruxelles.
Les conditions de vie de la population bruxelloise s'en trouvèrent
fort améliorées.
Auderghem n'attendit pas pour se raccorder à cette distribution
d'eau et donna, en ce temps-là, à quatre de ses rues les
noms d'où provenait " l'eau de la ville " (voir
rubrique Bocq).
La maison n° 7 s'inscrivit la première, le 6 mars 1914, pour
obtenir un permis de bâtir.
99. Huygens Georges (rue). +/- 200 m.
Dans son livre "Journal d'un Bourgmestre", l'ancien bourgmestre
Paul Delforge écrivait ce qui suit :
" Le collège échevinal voulant honorer trois anciens
échevins, donna leurs noms aux nouvelles artères créées
autour de ce qu'on appelait encore le "Home Prince Albert" (actuellement
Home Fabiola). Il s'agit des rues Deraedt, Huygens et Bouvier. Bien entendu,
les trois partis politiques étaient ainsi représentés.
Pour ne pas compliquer le problème, les deux sentiers tracés
dans ce même quartier furent baptisés : des Aubépines
et des Lilas. Nous nous trouvions à la veille des élections,
il fallait éviter tout incident."
La rue fut inaugurée en 1958 mais le premier permis de bâtir
fut seulement délivré le 27.1.1960, pour la maison n°
19.
Les rubriques
Aubépines,
Boon et Deraedt
donnent une vue d'ensemble quant au développement de ce quartier
résidentiel.

Georges Huygens était né à Bruxelles, le 25 novembre
1868. Fils de Constant Huygens, forgeron et échevin de Kortenberg,
il épousa en 1897 Eva Vaes, le fille du notaire Emile Vaes, de
Bruxelles. Le jeune candidat-notaire Georges Huygens fut accepté
comme stagiaire dans l'étude de son beau-père et postula
entre-temps auprès de l'autorité en vue de pouvoir fonder
sa propre étude notariale. Cette chance lui fut offerte à
Auderghem, en 1913. La commune était alors un village en pleine
expansion de 8.000 habitants et une étude notariale y trouverait
désormais sa place. Il fut le premier notaire d'Auderghem et se
fixa plus tard au boulevard du Souverain, dans la villa de l'ancien bourgmestre
Genicot.
En 1924 et 1925, il fut élu président du bureau de Bienfaisance
(aujourd'hui C.P.A.S.). Il fut aussi candidat aux élections communales
de la fin de 1926 sur la liste catholique. Il devint conseiller communal
suppléant le 22 avril 1927 et, le 18 janvier 1929, il succéda
à l'échevin démissionnaire L. Baillon. Entre-temps,
il transféra son étude vers un bâtiment qu'il fit
construire plus près de la chaussée de Wavre, à côté
du bâtiment de la Poste principale (démoli depuis lors).
Son petit-fils lui y succéda plus tard. Georges Huygens décéda
le 3 mars 1949.
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