
149. Paepedelle (avenue du). +/- 390m.
Sur la carte de de Ferraris (1771) on peut voir un sentier partir de
la chaussée de Wavre et traverser le bois de Mesdael pour mener
à quelque trois maisons, à Woluwe-Saint-Pierre. Son début
se situe environ à hauteur de lactuelle avenue du Paepedelle,
du côté de la chaussée de Wavre.
Il porte le n° 44 dans lAtlas des Communications Vicinales
de Watermael-Boitsfort (1843) et y est nommé Papedelleweg ; il
nen apparaît pas moins modifié sur cette carte.
Il ne fait pas de doute que la construction de la ligne de chemin de
fer Halle-Schaerbeek (inaugurée en 1912) le long de laquelle
on a également tracé une ligne de métro depuis ,
a entraîné de grands bouleversements et que le sentier originel
fut rayé de la carte. Son nom survécut à loutrage
du temps car le rapport du collège n° 572 daté du 19.12.1930
nous dit quun arrêté royal avait entériné
les plans de la construction du quartier « Paepedelle ». On
devra cependant attendre la deuxième après-guerre pour le
voir se réaliser (voir
rubrique Lebon).
Les cinq nouvelles rues du quartier reçurent leur nom le jour
de la Saint-Nicolas, en 1957. Le conseil communal avait approuvé
à lunanimité que lon reprenne le nom ayant figuré
sur les anciens plans : avenue du Paepedelle Paepedellelaan.
Que signifie Paepedelle ? Ce toponyme comprend deux parties : Paepe
et Delle. Le petit mot Paap signifie ici : ecclésiastique, qui
appartient à léglise ou aux couvents. Delle signifie
petite vallée. Etant donné que certaines parties du bois
de Mesdael appartenaient au couvent des surs Onze Lieve Vrouw ter
Rose gheplant in Jhericho (voir
rubrique Amblève) et que dautres parties du côté
du Chant dOiseau étaient la propriété du prieuré
de Valduchesse, il est clair que ce vieux mot flamand servait à
nommer les environs. Sous le régime français, les deux communautés
religieuses furent dissoutes et leurs biens vendus.
150. Paons (rue des). Pauwenstraat. +/- 130 m.
En mai 1935, la Société immobilière Bernheim introduit
une demande pour ouvrir une rue à travers les champs de la famille
Wellens. Lannée suivante, le 12 juin 1936, le collège
décida de donner un nom doiseau au chemin menant au «
Chant dOiseau » (voir
rubrique Argus). On choisit le paon, un oiseau dornement,
portant de magnifiques plumes colorées.
Le premier permis de bâtir fut octroyé le 11.9.1936 au
propriétaire de la maison n° 7.
151. Paradisiers (avenue des). Paradijsvogelslaan.
+/- 360 m sur Auderghem.
Le rapport n° 1113 (réunion du collège échevinal
du 10 juillet 1931) exprime ce qui suit : « Décide de changer
la dénomination de rue Fond du Diable, en avenue des Paradisiers
et de ... ». On peut imaginer que ses habitants préféraient
aller au paradis avec les petits oiseaux plutôt que daller
séjourner dans la vallée de lenfer. On peut aussi
se demander ce que signifiait le « Fond du Diable ». Selon
Alphonse Wauters (« Histoire des environs de Bruxelles »,
1855), le bois de Mesdael était traversé par un joli vallon
dont une partie avait été nommé Duyveldelle. Ce vallon
souvrait à Woluwe-Saint-Pierre, près dAuderghem,
dans la partie basse de lactuelle avenue des Traquets.
En outre, lAtlas des Communications Vicinales (1843) mentionne
le fait que le chemin du Chant dOiseaux proche y est décrit
comme le « sentier du chemin dit Duyvelskeulstraet (à présent
rue Valduc) à Woluwe-Saint-Pierre ». Lactuelle avenue
des Paradisiers est, en conséquent, située près dun
endroit qui fut durant de longues années connu sous la dénomination
de Duyvelskeul ou « herbe du diable ».
Eh bien, Duyvelskeul est une petite plante appelée aujourdhui
aconit. On se sert à présent de laconit en médecine,
surtout en homéopathie. Il sagit dune plante vénéneuse
dont certaines espèces peuvent être cueillies dans les Ardennes.
Jadis, le poison était assimilé au venin, au mal ou aux
démons. Cette plante a donc dû proliférer dans les
environs et lon peut, dès lors, imaginer que sous le régime
français, ou par la suite, on aura traduit tout simplement Duyvels
(keul)delle en prenant diable pour duyvel et fond pour delle.
De là à donner au chemin qui naquit par la suite, parallèlement
au chemin du Chant dOiseau, le nom de rue Fond du Diable, il ny
a quun pas. Un nom que la décision prise par le collège
échevinal le 10 juillet 1931 changea en avenue des Paradisiers.

Quoiquil en soit, cest le long de ce chemin que Paul de
Cartier fit construire son château en 1870, un des premiers - sinon
le premier bâtiment qui y furent construits (voir
rubrique Cordier). En 1930, le Comptoir National des Matériaux,
de Bruxelles, reçut le permis de bâtir pour tous les immeubles
portant un numéro impair, de 25 à 41 y compris. La même
société construisit dautres nombreuses maisons dans
les avenues Claes et Geyskens, dans les rues Demuylder, Schoonejans et
Smets. On peut donc affirmer quelle aussi a marqué de son
sceau le développement dAuderghem.
A noter que René Christiaens, dont une rue dAuderghem porte
le nom (voir
rubrique Christiaens), a habité au n° 67 de lavenue
des Paradisiers.
152. Parc de Woluwe (avenue du). Park van Woluwelaan.
+/- 500 m sur Auderghem.
Cette voie fut construite en même temps que le parc de Woluwe
comptant 71 hectares. Ce dernier fut achevé en 1906, provoquant
le raccourcissement de lavenue de Brouckère. A partir de
celle-ci, le chemin passait sous un pont étroit pour rejoindre
le boulevard du Souverain en plein aménagement. Ce vieux pont ferroviaire
fut démoli en 1974-1975 mais, lorsque lon créa une
magnifique promenade sur la vieille voie abandonnée, on y érigea
un nouveau pont, en lan 2000, afin de permettre aux promeneurs de
passer en sécurité au-dessus de la voie publique.

Le nom originel de cette superbe artère était avenue du
Parc mais, en raison de lexistence à Saint-Gilles ainsi quà
Forest dune voie portant le même nom et du fait que lon
souhaitait éviter les doubles dénominations de rues dans
la région bruxelloise, le collège changea son nom en avenue
du Parc de Woluwe à partir du 1er janvier 1917.

Faut-il dire que les maisons les plus anciennes de cette artère
étaient situées le long de la section enlevée à
lavenue de Brouckère ? Depuis lors, tous ces bâtiments
ont été rasés pour faire place à des immeubles
à appartements ou à des parkings. Les belles villas construites
dans lentre-deux-guerres sétendent de lavenue
du Kouter jusquau parc de Woluwe. Lune de ces maisons est
associée à une petite tranche dhistoire en rapport
avec la libération dAuderghem, le 3 septembre 1944.
Cette nuit-là, une compagnie des Irish Guards fit irruption dans
la commune. La joie fut indescriptible car lespoir de jours meilleurs
devenait à présent raisonnable. Ceux qui le pouvaient invitèrent
les libérateurs pour faire la fête, le soir suivant. Il en
alla ainsi également chez les Tedesco, une famille de notables
dAuderghem (voir
rubrique Tedesco). Charles Tedesco avait invité un capitaine,
un lieutenant et plusieurs membres de la résistance à souper
chez lui. Le lieutenant inconnu parlait un excellent français,
quoique mâtiné dun léger accent allemand. Pendant
le repas, on lui posa donc quelques questions concernant son origine.
Lorsque, finalement, il se sentit obligé de dévoiler celle-ci,
grande fut la stupeur des citoyens dAuderghem : le mystérieux
inconnu nétait autre que le prince Jean de Luxembourg, futur
grand-duc et beau-frère du roi Albert II.

Cinquante ans plus tard, la Cour de Luxembourg confirma ces faits et
précisa que le Grand duc se rappelait même de la marque de
champagne servi ce soir-là.
Au n° 46 de cette avenue habitait aussi Pierre Géruzet, prisonnier
politique de la Seconde Guerre mondiale (voir
rubrique Géruzet).
153. Pas Charles (rue). +/- 160 m.
En 1959, on créa deux nouvelles rues dans le tout jeune quartier
« Parc des Princes ». Le quartier fut nommé ainsi par
la firme ETRIMO qui y construisit une grande partie des maisons bien que
lappellation courante du lieu fut « Triage du Tambour ».
Une drève de la forêt de Soignes porte encore ce nom. Pour
les rues de ce quartier, les autorités auraient pu, en toute logique,
se borner à se référer à ceux de princes,
de princesses ou à des affaires ayant un rapport avec la forêt
de Soignes. Toutefois, le conseil communal resta fidèle à
sa politique de donner à la plupart des nouvelles voies publiques
les noms de victimes de guerre. On fit donc choix, à lunanimité,
de « Charles Pas » et d « Eugène Denis
» pour désigner ces rues, le 2 octobre 1959.
Les premiers permis de bâtir furent délivrés le
10 novembre 1959 pour les maisons numéros 12, 14, 15, 16, 17 et
20.
Charles Pas était né à Auderghem, le 10 février
1906. Il exerçait la profession douvrier-plombier et avait
épousé Jeanne Verleye. Le couple eut une fille et habitait
à Watermael-Boitsfort au moment où Charles fut rappelé
sous les drapeaux. Il fut tué au combat à Heverlee, le 10
mai 1940, au premier jour de linvasion allemande et du bombardement
de Bruxelles. Ce jour-là, Auderghem eut une autre victime à
déplorer (voir
rubrique Kouter).
154. Passereaux (avenue des). Zangvogelslaan.
+/- 200 m (dont 80 m partagés avec Woluwe).
Auderghem possède sans doute le record peu enviable davoir
donné cinq noms de rues différents à une même
voie publique en pas moins de huit mois.
Voici comment les choses se sont passées :
Le 1er avril 1932, le collège échevinal décida
de donner à la voie reliant lavenue des Paradisiers à
celle des Traquets le nom davenue des Passerinettes. La passerinette
est le nom que porte en Provence la fauvette dhiver.
Le rapport du 22 avril 1932 mentionne que le collège accepte la
proposition émanant de la commune de Woluwe-Saint-Pierre de changer
ce nom en avenue des Tarins.
Le 13 mai 1932, il faut à nouveau chercher un autre nom car il
existe déjà une place du Tarin à Watermael-Boitsfort.
Cette fois, la préférence se porte sur lavenue des
Perruches.
La réaction des habitants ne se fit pas attendre : ils envoyèrent
une pétition pour modifier cette appellation (1932 était
une année électorale) ; dès lors le collège
décida de la nommer avenue des Colibris.
Derechef, il fallut bien se rendre à lévidence : des
voies publiques portant ce nom existaient dans dautres communes
bruxelloises. Le 10 novembre 1932, le collège des échevins
remit louvrage sur le métier et choisit le désormais
définitif (?) « avenue des Passereaux ».
Que lon ait pris tant de temps pour trouver un nom adéquat
doiseau peut se comprendre car le chemin passait au beau milieu
du quartier du Chant dOiseaux (voir
rubrique Argus). Fait assez remarquable, bien avant toute dénomination,
un permis de bâtir fut délivré le 17 novembre 1928
pour limmeuble situé au n° 17.
Robert Willame, victime de la Seconde Guerre mondiale, habitait dans
cette rue lorsque, en même temps que son épouse, il fut enlevé
par la Gestapo et déporté vers létranger. A
Auderghem, une rue conserve son souvenir (voir
rubrique Willame).
155. Paysagistes (rue des). Landschapschildersstraat.
+/- 340 m.
En 1899, de grands terrains à bâtir situés aux environs
de lactuel square De Greef furent acquis par Nestor Plissart, négociant
et bourgmestre dEtterbeek, de 1900 à 1907. Il fit don dune
parcelle de ces terrains pour permettre lérection de léglise
Saint-Julien en 1908 (voir
rubrique Eglise Saint-Julien).
Lorsque ces propriétés furent loties, on traça
en leur milieu une voie publique qui fut nommée rue des Paysagistes
par le collège échevinal, le 9 mai 1913 (point n° 778
de la réunion). Cétait le temps où plusieurs
artistes peintres avaient découvert les coins charmants dAuderghem
toujours rurale. Parmi eux, certains sétablirent dans la
commune et, plus tard, une douzaine dentre eux reçurent une
rue à leur nom. Il allait donc de soi que lon ait choisi
le nom de Paysagistes pour nommer la rue. Ce nest que juste après
la (les) guerre(s) quAuderghem attribua des noms de victimes de
ces conflits à des voies publiques. Ci-après suit dailleurs
lhistoire dun jeune homme habitant cette rue et qui mourut
dans la résistance durant la Seconde Guerre mondiale.
Mais précisons avant tout que le premier permis de bâtir
fut octroyé le 16 janvier 1914 pour la maison n° 34.

Jean-Hubert Méreaux, né à Bruxelles le 6 septembre
1916, était agent des postes à Bruxelles et habitait avec
son épouse Anna Verbinnen la maison portant le n° 40 lorsque
éclata la Seconde Guerre mondiale. Il fut rappelé sous les
drapeaux en qualité de soldat au 1er régiment de Carabiniers.
Jean combattit au canal Albert lorsquil fut capturé par les
Allemands. Libéré, il sen retourna à la maison
où il reprit son métier de postier. En août 1943,
loccupant voulant le contraindre au travail obligatoire, à
Koenigsberg, en Prusse, il devint réfractaire et disparut à
Majerotte, près de Tillet, dans la province de Luxembourg, où
il sengagea activement comme résistant, membre du Front de
lIndépendance.
Un jour avant la libération, il fut accroché avec sa patrouille
par une colonne ennemie dans une vallée. Durant la fusillade, un
maquisard trouva la mort. Méreaux et un autre camarade de combat
furent grièvement blessés. Un cultivateur de la localité
assista à la manière dont les Allemands traînèrent
les trois malheureux vers une étable, où ils demeurèrent
toute la nuit, sans assistance médicale. Le lendemain, les survivants
blessés furent battus à laide de barres de fer que
les soldats avaient retirés de la clôture. Il est probable
que Méreaux survécut encore à ces tortures car on
labandonna enfin après lavoir achevé dune
balle en plein front. La population locale transporta les trois victimes,
chacune dans un cercueil, à la fosse commune du cimetière
communal où elles furent inhumées. La dépouille de
Jean fut ramenée à Auderghem, le 17 octobre 1944 et enterrée
à la pelouse dhonneur.
Le 24 mars 1950, le conseil communal décida de donner son nom
à une rue encore à tracer, dans le quartier du Blankedelle
(voir rubrique
Méreaux). Cette rue devait relier lavenue Schaller
à lavenue van der Goes mais limplantation dans ce quartier
du Centre sportif de l ADEPS (voir
rubrique Charlier) lempêcha à jamais de
voir le jour, sauf sur certains plans de rues datant de cette époque
Henri Van Antwerpen autre victime de la guerre a également
habité dans cette rue, au n° 37. Son nom a été
donné à la voie publique qui fut tracée dans les
vieux jardins du château Chaudron (voir
rubrique Van Antwerpen).
156. Pêcheries (rue des - ). Visserijstraat.
+/- 770 m dont 570 m partagés avec Watermael-Boitsfort.
Cette rue a certes formé durant des siècles une très
importante liaison entre Watermael et Auderghem car elle apparaît
nettement sur la carte de de Ferraris (1771). Elle porte le n° 4 dans
lAtlas des Communications Vicinales (1843) où elle est nommée
Diepeweg et forma plus tard la limite entre Auderghem et sa commune voisine,
à partir de létang de pêche. Au carrefour de
la rue des Pêcheries et de la chaussée de Watermael, un fort
pittoresque poteau indicateur nous montre encore toujours que cette route
constituait jadis une importante artère pour le trafic.
Il est à supposer que, lorsquAuderghem accéda à
lautonomie en 1863, ce chemin n° 4 devait avoir pris le nom
de chaussée de Watermael, bien quaucun rapport nait
pu être retrouvé à ce sujet. Il se prolongeait jusquà
lactuelle chaussée de Boitsfort, à Watermael-Boitsfort,
où il portait le même nom.
Au début du XXème siècle, la commune de Watermael-Boitsfort
rebaptisa les tronçons de cette très longue voie traversant
son territoire. Une partie sappela Dries, une autre, rue du Bien-Faire,
avec pour conséquence que, dans la partie commune, un trottoir
sappelait rue des Pêcheries et lautre portait toujours
le nom de chaussée de Watermael (sur Auderghem). En ce temps-là,
cette décision nentraîna pas dinconvénients
puisque alors aucune maison ny était construite.
Mais, la confusion apparut plus tard lorsquil sest agi dattribuer
un numéro aux immeubles que lon y bâtissait. Il faut
se rappeler quil est de règle de donner un numéro
impair aux immeubles construits à droite de la rue et de réserver
les numéros pairs aux maisons de gauche, à commencer par
le lieu le plus proche du centre de la commune. Ainsi, on trouvait des
numéros impairs sur les deux trottoirs dun tronçon
de cette route (portant, il est vrai, un autre nom). La maison n°
267 vendue en 1939 fut, selon les affiches, située dans la rue
des Pêcheries à Auderghem et désignée de la
même façon dans lacte dressé par un notaire
de Woluwe. La surprise du nouveau propriétaire ne fut pas mince
lorsque, plus tard, le facteur lui apprit quil habitait à
Auderghem, sur la chaussée de Watermael et non à la rue
des Pêcheries. Notre homme pouvait sur lheure faire changer
ses cartes de visite.
En mai 1942, afin de mettre un terme à ces situations ridicules,
Auderghem décida de débaptiser la partie de la chaussée
de Watermael sétendant de lavenue de la Houlette à
la rue des Néfliers. On lui donna le nom imposé sans nulle
concertation par la commune voisine : rue des Pêcheries. En conséquence,
18 habitations auderghemoises changèrent leurs numéros impairs
en numéros pairs. On se demande comment les futurs chercheurs et
investigateurs en histoire locale sen sortiront sils doivent
effectuer lune ou lautre recherche relative à ce quartier.
Un exemple : à la rubrique Berlaimont il est mentionné
que cet échevin habitait chaussée de Watermael, au n°
197. Sa maison reçut depuis le n° 116 de la rue des Pêcheries
!
Au XVIIème siècle, le chevalier Corneille de Man y construisit
une résidence qui fut aussi nommée château de Watermael.
Elle était située à courte distance du coin des rues
des Pêcheries et des Néfliers, vers Auderghem. On trouve
une description de ce petit château à la rubrique Ablettes
(voir rubrique
Ablettes).

A un jet de pierre, non loin de lactuelle avenue de Beaulieu se
trouvait le Hof ter Linden dont les terres sétendaient en
partie sur le territoire actuel dAuderghem. Ce bien est mentionné
sur la carte dessinée par L. Van Werden (1659) et devint avec le
temps la propriété de diverses familles, principalement
par voie dhéritage.
En 1835, il fut vendu à Pierre Théodore Verhaegen, bourgmestre
de Watermael-Boitsfort et donc aussi dAuderghem (voir
rubrique de Beaulieu). La petite ferme, démolie en 1972
pour faire place aux actuels immeubles à appartements, faisait
partie du domaine t Hof ter Linden.
157. Pente (rue de la). Hellingstraat. +/- 100 m.
Bien des détails de la vie rurale au XIXème siècle
traversent lesprit du promeneur flânant le long de cette pittoresque
petite rue. Ce nest pas ici le but de fournir une description fleurie
du voisinage mais on ne saurait passer ses curiosités sous silence.
Avec le vieux prieuré de Valduchesse (voir
rubrique Prieuré), le Rouge-Cloître (voir
rubrique Rouge-Cloître), la chapelle Sainte-Anne (voir
rubrique Sainte-Anne), Dry Borre en forêt de Soignes
(voir rubrique
Watermael), les Glacières (voir
rubrique Jacques), le Bergoje (voir
rubrique Bergoje) et (voir
rubrique Wavre) et le complexe scolaire Govaert (voir
rubrique Willame), cette rue constitue sans aucun doute lune
des perles (méconnues?) du patrimoine auderghemois.

Celui qui traverse cette jolie et magique petite ruelle peut se faire
une idée du peu despace dont disposaient en des temps plus
anciens les moins aisés des habitants dAuderghem. Le chemin
étroit et raide grimpe et serpente laborieusement depuis la rue
du Vieux Moulin entre les maisonnettes ornées avec amour
de plantes adaptées au lieu jusquà la rue du
Villageois, en direction de léglise Sainte-Anne. On voit
encore, ça et là, les heuskes hors des maisons, de lautre
côté de la ruelle. Bien entendu, aujourdhui elles ne
sont plus réservées à lusage qui leur avait
été assigné à lorigine (heuske = W.C.).
Dans lAtlas des Communications Vicinales (1843), la voie est répertoriée
sous le n° 74 (et non n° 41 comme mentionné dans une nomenclature
communale). Elle y est décrite comme Huysweg avec une longueur
de 106 m et une largeur de 1,65 m.
Par la suite, le chemin sappela Petite rue du Moulin jusquau
1er janvier 1917. A cette date, le collège décida de changer
son nom en rue de la Pente (pour éviter les doubles dénominations
dans la région bruxelloise).
158. Piété (rue de la). Godsvruchtstraat.
+/- 110 m.
En 1843, un sentier courait à partir de la rue du Rouge-Cloître
à la chaussée de Tervueren, jusquà la chaussée
de Wavre, environ à hauteur de limmeuble actuellement dénommé
« maison Oleffe ». Il porte le n° 80 dans lAtlas
des Communications Vicinales et, au sein de la population, était
connu sous le nom Schietheydevoetweg. Il était long de quelque
360 m et large de 1,65 m.

En 1866, avec le percement de la rue des Deux Chaussées (voir
rubrique Deux Chaussées), le sentier champêtre
allait être sensiblement écourté et ramené,
encore à la veille du XXème siècle, à une
longueur dune centaine de mètres pour cause de lotissement
de terrains appartenant à la famille Walckiers. Cest à
ce moment dailleurs que naquit aussi lavenue Walckiers.
Le 6 janvier 1900, le collège échevinal lui donna le nom
de rue de lEglise (rapport n° 1014) ; et comment pouvait-il
en être autrement puisque le chemin débouche en plein sur
léglise ? Mais, lorsque Auderghem fut reprise dans lagglomération
bruxelloise (voir
rubrique Herrman-Debroux), on dut procéder, durant la
Première Guerre mondiale, au changement des noms dune trentaine
de rues afin déviter les doubles dénominations. Combien
de communes de la région bruxelloise ont alors perdu leur rue,
avenue ou place de lEglise ? Auderghem le fit le 1er janvier 1917.
Empli de dévotion, le collège et non le curé
la baptisa rue de la Piété.
Ce nest donc pas parce que, dans cette ruelle, on aurait fait
preuve de plus ou moins de dévotion quelle fut renommée
de la sorte, mais uniquement par la nécessité de lui donner
une nouvelle appellation. Peut-être que lautorité de
lépoque voulait signifier au Tout-Puissant quAuderghem
comptait aussi des habitants très pieux et appeler de la sorte
Son assistance nécessaire pour traverser ces difficiles années
de guerre ?
159. Pinoy Edouard (place).
En 1843, la très ancienne rue du Moulin à Papier (voir
rubrique Moulin à Papier) faisait un crochet en cet
endroit. A lépoque, on y trouvait quatre vieux bâtiments
; le quartier portait le nom très suggestif de Pré des Agneaux
(voir rubrique
Pré des Agneaux). Cette place y sera construite en 1925.
Le 20 juin, le collège avait décidé de lui donner
le nom dune victime de la guerre 14-18.
La place fut réaménagée plus tard, avant de recevoir
le remodelage quelle montre aujourdhui. En 1958, on y démolit
deux maisons (maisons De Blende) qui occupaient un important espace sur
le côté nord. Et le côté sud accueillit lécole
communale n° 4, en 1966.
Edouard Pinoy était né à Auderghem le 28 octobre
1893. Il gagna son pain comme aide-forgeron et était encore célibataire
lorsque éclata la Première Guerre mondiale. Il fut incorporé
en qualité de soldat au 5ème régiment de Ligne et
fut porté manquant sur le front, en octobre 1914. Il sest
avéré plus tard quil avait succombé entre Lombardzijde
et Nieuwpoort, le 20 octobre 1914, pas même trois mois après
le commencement de cette guerre épouvantable.
160. Poedts Maurice (rue). +/- 70 m.
En construisant les trois dernières rues dans le quartier du
Parc des Princes au début de 1962, on mit fin à une polémique
ayant pour objet la construction ou non dimmeubles à appartements
dans ce quartier.
Les opposants sappuyaient sur un plan entériné en
1957 nautorisant que des constructions dune hauteur maximale
de 8.50 m ; on maintint donc linterdiction dy construire des
bâtiments plus élevés. Lors du conseil communal du
30 avril 1962, les trois rues reçurent des noms de victimes de
la Seconde Guerre mondiale : H.J. Coenen, M. Poedts et G.J. Verachtert.
Le premier permis de bâtir fut accordé au propriétaire
de la maison n° 9.
Maurice Poedts était né à Auderghem le 5 août
1911. Il épousa Thilda Vleminck en 1935 dont il eut un fils lannée
suivante. Il gagna sa vie comme menuisier lorsque la Seconde Guerre mondiale
éclata en mai 1940. Le ménage habitait alors chaussée
de Watermael, au n° 32. Maurice Poedts (classe 1931, 3ème régiment
Aéronautique) fut rappelé sous les armes, fait prisonnier
et trouva la mort au camp de Hoyerhaegen, le 23 septembre 1940.
161. Poels Guillaume (avenue). +/- 100 m.
On démarra en 1925 de très importants travaux dans le
quartier du Pré des Agneaux. Pas moins de cinq voies publiques
y furent construites : les avenues Demey et Merjay, la place Pinoy, lavenue
Poels et lavenue Vanhaelen. Ces noms leur furent attribués
par le collège des échevins lors de leur réunion
du 20 juin 1925.
Un an et demi plus tard, le premier permis de bâtir fut octroyé
le 18 décembre 1926 pour la maison n° 12 de lavenue Poels.
Guillaume Poels vit le jour à Gilly (Hainaut), le 24 septembre
1886. Il était maçon et habitait avec son épouse
Jeanne Deveuster et ses deux enfants chaussée de Boitsfort (à
présent avenues des Frères Goemaere et Van Horenbeeck) lorsque
éclata la Grande Guerre, le 4 août 1914. Rappelé sous
les armes, il partit au front comme soldat au 23ème régiment
de Ligne. A peine 14 jours plus tard, il fut tué, à Tienen
(Brabant flamand), le 18 août 1914.
162. Pommiers Fleuris (clos des). Appelbloesemgaarde.
+/-350 m.
Après la Première Guerre mondiale, les sols marécageux
du quadrilatère formé par le boulevard du Souverain, lavenue
Chaudron et les rues du Moulin à Papier et Lemaire furent asséchés
par la commune.
Dès décembre 1931, il fallut déjà se mettre
à la recherche dune nouvelle décharge tandis quun
ouvrier sen venait régulièrement recouvrir les dépôts
dune pelletée de terre et de chlorure de chaux. Ce dépotoir
resta toutefois en usage jusquen 1939 puisque dans un rapport du
collège échevinal on lit que le concessionnaire de lépoque
demandait une prolongation pour le tri des ordures contre une rémunération
mensuelle de 350 fr. (point 178 de la réunion du 18 novembre 1938).
Un nouveau quartier naquit en cet endroit au début des années
50. Son promoteur suggéra quon le nomme clos des Verts Pommiers,
cette appellation suggérant, selon lui, un quartier tranquille,
en gestation, avec beaucoup de verdure et où seraient également
plantés des pommiers (?). Il avait surtout la conviction quun
tel nom devait encourager la vente des terrains. Le collège échevinal
voulut entériner officiellement cette appellation mais se heurta
au refus des instances supérieures étant donné que
cette sorte de pommiers nexistait pas (!). En conséquence,
le nom de clos des Pommiers Fleuris fut choisi lors de la séance
publique du conseil communal du 8 octobre 1952.
Le premier permis de bâtir fut délivré le 7 octobre
1953 à limmeuble portant le n° 6.
Le ruisseau de la Woluwe traverse le quartier de part en part. Il fait
son entrée triomphale à Auderghem, là où fonctionnait
jadis un moulin à eau (voir
rubrique Lemaire), et réjouit loreille du voisinage
par son infatigable gazouillis en poursuivant son voyage vers le nord.
La Woluwe fut longtemps nommée Molenbeek ou ruisseau du Moulin
en raison de lexistence de moulins à eau le long de ses rives
(voir rubrique
Vieux Moulin). Le cours serpentant de la Woluwe peut toujours
être suivi le long dun sentier de promenade spécialement
aménagé, presque jusquà lavenue Herrmann-Debroux.
Là, il disparaît sous terre pour réapparaître
en plein air à la fin de la rue Steeno.
163. Pré des Agneaux (avenue). Lammerendries.
+/- 280 m.
Le chemin est dessiné sur les cartes de 1659 (Van Werden) et
de 1771 (de Ferraris). Il formait alors une subdivision dune voie
longue de 2 km dont lhistoire est contée à la rubrique
Moulin à Papier (voir
rubrique Moulin à Papier). Ce chemin commençait
à lactuelle rue des Frères Goemaere et finissait à
lactuelle rue de la Vignette (côté chaussée
de Watermael) mais fut plus tard coupé par le boulevard du Souverain.

Le Café des Sports, à la fin de l'avenue Pré des
Agneaux.
La section allant du boulevard du Souverain à la limite de Watermael-Boitsfort
a reçu le nom de rue des Brebis en 1911; il comprenait donc lactuelle
avenue de la Houlette, la rue du Pré des Agneaux et lavenue
Van Pé mais subit encore par la suite les modifications suivantes
:
Le 1er janvier 1917, la rue des Brebis devint la rue de la Houlette,
dans le cadre de la suppression des doubles dénominations dans
la région bruxelloise.
Le quartier du Pré des Agneaux sétendit en 1925. Cinq
nouvelles rues virent le jour. Toutes ces rues reçurent un nom,
le 20 juin 1925, lors de la réunion du collège : avenue
Demey, avenue Merjay, place Pinoy, avenue Poels et avenue Vanhaelen. Le
même jour il fut décidé de raccourcir la rue de la
Houlette et de changer sa qualification en avenue de la Houlette (le tronçon
reliant la place Pinoy au boulevard du Souverain reçut le nom dune
victime de la guerre : T. Vanpé).
Enfin, une nouvelle décision du Collège (7 mars 1927) allait
donner au tronçon de cette voie ancienne située entre la
rue des Scabieuses (Watermael-Boitsfort) et la place Pinoy le nom du quartier
quelle traversait : le Lammerendries. Ce nom flamand est mentionné
dans lAtlas des Communications Vicinales de 1843, ce qui laisse
supposer que des moutons y avaient été élevés
jadis. Lammeren signifie agneaux et dries est le nom donné au terrain
servant de prairie aux moutons. Grâce à cette dénomination,
une très ancienne acti-vité locale du passé a réussi
à défier lusure du temps.

Au n° 37 de l'Avenue Pré des Agneaux peu après la deuxième
guerre mondiale, puis avec le Boulanger Julien Stevens.
Un permis de bâtir fut délivré le 10 juin 1911 pour
la maison n° 37. Peu après la Seconde Guerre mondiale, cette
maison fut achetée par le boulanger Julien Stevens qui la fit démolir
et y fit construire sa propre boulangerie « Au Gâteau Royal
» (ce bâtiment a entre-temps aussi été démoli
et remplacé). Comme la plupart des boulangers de la commune, il
vendait une friandise que lon ne trouve presque plus aujourdhui.
On lappelait le bodding ; il était fait en général
le lundi avec les produits invendus du dimanche tels que : couques aux
raisins, couques au beurre, pistolets, cramiques, ou petits pains. Le
boulanger offrait ainsi un produit très nourrissant
à un prix attractif. Inutile de dire que le bodding était
surtout apprécié par la classe ouvrière, bien que
la bourgeoisie lappréciait également.
Le bodding est pratiquement devenu introuvable, sauf chez quelques rares
boulangers. Y aurait-il actuellement moins de produits invendus du dimanche
ou sont-ils plus facilement jetés ? Sommes-nous, consommateurs,
devenus des fines bouches beaucoup trop exigeantes ?
Pour faire un bodding, il suffit davoir environ 1,5 kg de pain
rassis, ca 1,5 l de lait, un bon coup de rhum, 200 g de raisins de Corinthe
ou de raisins noirs, 125 g de sucre brun fin et 125 g de sucre blanc fin.
Mélanger le tout et laisser la pâte reposer un certain temps
(maximum 12 h). Graisser les formes pour la cuisson (les formes à
cake conviennent fort bien) et les charger de la pâte du bodding
que lon mettra cuire au four à 180° durant quelque 50
minutes. On peut, après refroidissement, décorer le bodding
avec de la gelée dabricots, de la confiture ordinaire ou
du sucre glace. Bon appétit.
164. Prieuré (drève du). Priorijdreef.
+/- 430 m sur Auderghem.
En 1915, dans le but de fournir du travail aux chômeurs durant
la Première Guerre mondiale, la commune mit de nouvelles rues en
chantier ou restaura les vieilles voies autour de Valduchesse. De nombreux
travailleurs échappèrent de la sorte à déventuelles
exigences de loccupant avide de main-doeuvre à déporter
à létranger. Dans ce but, Auderghem aurait bénéficié
de laide de Charles Dietrich, propriétaire à lépoque
du domaine de Valduchesse. Par la même occasion, on apporta dimportantes
modifications à son domaine.

En cette période, les voies publiques suivantes furent achevées.
Elles reçurent leur nom le 5 novembre 1915 : drève des Dames
Blanches, à présent drève des Madones (voir
rubrique Madones), drève des Deux-Moutiers, (voir
rubrique Deux-Moutiers), carrefour Sainte-Anne (voir
rubrique Sainte-Anne), chemin de Putdael (voir
rubrique Putdael), avenue de Valduchesse (voir
rubrique Valduchesse) et, in fine, la drève du Prieuré.
Cette dernière reçut son nom pour conserver le souvenir
du couvent qui avait existé durant des siècles à
louest de ce chemin.
La drève du Prieuré nous mène du carrefour Sainte-Anne
par un élégant virage vers les étangs Mellaerts,
à Woluwe-Saint-Pierre. Tout le côté gauche forme la
limite de Valduchesse lui-même. Du côté droit furent
construites de magnifiques villas : villa Gheude, villa Schoutenhof (où
habita le bourgmestre Herrmann-Debroux), villa Les Semailles.

Le prieuré fut fondé en 1262 dans la vallée de
la Woluwe par la duchesse Aleyde, veuve dHenri III, duc de Brabant
; doù le nom de Valduchesse donné au prieuré.
Il sagissait de la première communauté de femmes fondée
dans lensemble des Pays-Bas (de lépoque) où
la règle de saint Dominique était dapplication. Dans
sa période la plus faste, le prieuré compta une soixantaine
de religieuses. Les guerres de religion causèrent de graves déprédations
au Valduchesse, qui fut reconstruit par la suite. Après deux siècles
de paix relative, le prieuré dut fermer ses portes en 1783, sous
Joseph II. Les Dames Blanches (ainsi désignées par la couleur
de leur habit) purent encore revenir un peu plus tard mais le régime
français les chassa, une fois pour toutes, en 1796. Le couvent
fut vendu et divers propriétaires sy sont succédés.
Ce qui arriva depuis au domaine peut être lu à la rubrique
Valduchesse, (voir
rubrique Valduchesse).
165. Putdael (chemin de). Putdaal. +/- 580 m sur
Auderghem.
Dans la rubrique précédente, on a montré quen
1915, Auderghem avait fait procéder à la réfection
danciennes voies et en avait tracé de nouvelles autour de
Valduchesse. Le Putdael est incontestablement un des chemins les plus
anciens de la commune. Cest par cette route ancestrale que les habitants
se rendaient dAuderghem à Woluwe-Saint-Pierre. Ils évitaient
de la sorte les terrains marécageux de la vallée de la Woluwe
où lon éprouvait bien du mal à faire passer
des charrettes lourdement chargées.
Le chemin apparaît clairement sur les cartes de Van Werden (1659)
et de de Ferraris (1771). Il porte le n°7 dans lAtlas des Communications
Vicinales (1843) et y est identifié sous le nom Puttestraet. Sa
largeur était à lépoque de 3,30 m et sa longueur
était denviron 1.400 m sur le territoire actuel dAuderghem.

Depuis la chaussée de Wavre (au coeur de la commune) jusquà
la limite de Woluwe-Saint-Pierre, il formait un long ruban avec les actuelles
rue du Vieux Moulin et avenue Valduchesse. Aujourdhui, le promeneur
passant par ce chemin creux peut encore se rendre compte de la manière
dont, autrefois, les gens devaient se rendre par des chemins étroits
non pavés -, par les champs et par les bois, dun village
à lautre.
La Puttestraat fut raccourcie après lachèvement
des travaux autour de Valduchesse. Depuis lors, le chemin commence au
carrefour Sainte-Anne (voir
rubrique Sainte-Anne) et fut appelé route du Putdael
pendant la séance du collège du 5 octobre 1915, ce qui laisse
supposer quil avait alors été pavé.
Désormais, on peut lire sur les plaques émaillées
auderghemoises : chemin de Putdael Putdael et chez celles des voisins
: chemin du Putdael Putdaelweg !
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