Le concept de l'empreinte écologique

En 2002, le Sommet pour la Terre de Johannesburg a souligné le caractère non durable du mode de développement dominant, celui des pays riches.

Deux canadiens, M. Wackernagel et W. Rees ont développé dans les années 1990 le concept d'empreinte écologique afin de mesurer le poids réel de l'activité humaine sur la terre.

Le mode de vie des habitants d'un territoire est ainsi calculé à partir des habitudes alimentaires, du logement (superficie et mode de chauffage), des déplacements (mode et kilométrage), de la fabrication de la fourniture et de la consommation des biens et services.

L'addition de ces sous-empreintes permet d'obtenir l'empreinte écologique totale d'un habitant.

Les réserves de la planète

La planète nous offre une surface biologique productive - ou bio-capacité - qui est constituée des sols et espaces marins.

La Terre a une surface totale de 51 milliards d’hectares, dont 11,4 milliards d’hectares biologiquement productifs (les forêts qui absorbent le CO2, les océans qui nous fournissent du poisson, mais pas les déserts où rien n’est cultivable par exemple) sont donc à partager entre 6 milliards d’individus.

Cela représente environ 1,9 ha par habitant. Si nous réservons un peu d’espace à la biodiversité, à la « nature sauvage », il ne reste que 1,7 hectare pour chacun d’entre nous.

L'empreinte écologique

La pression que nous exerçons au travers de nos actes quotidiens, en consommant des ressources et en produisant des déchets, est aujourd'hui d'environ 2,5 ha en moyenne : c'est notre empreinte écologique.
C'est donc trop par rapport à la capacité naturelle de la terre! Cette pression a dépassé la capacité de la terre depuis la fin des années 1970. Nous vivons donc sur les réserves de la planète et à force, il ne restera plus rien pour les générations futures puisque l’empreinte écologique des pays industrialisés ne cesse d’augmenter alors qu'avec la croissance de la population, la surface productive disponible par personne diminue.

L’empreinte écologique par habitant démontre l’importance d’une mobilisation collective et individuelle pour un développement durable planétaire. Les modes de vie individuels et les politiques publiques alimentent l’empreinte écologique d’une ville, puis d’un pays… et participent au dépassement du seuil de durabilité.

 

Calculez votre empeinte écologique

Il existe différentes méthodes de calcul de l’empreinte écologique. Ce n'est donc pas un calcul exact.

C’est avant tout un outil destiné à susciter la réflexion. Il constitue aussi une référence concernant la durabilité de nos comportements.

Méthode de Bruxelles Environnement

Méthode du World Wildlife Fund (Belgique)

Méthode de la Cité des Sciences (France)

Méthode de l'Université du Québec